Obésité prévention

Sommaire

 

Prévention de l'obésité chez l'adulte

À qui s'adresse la prévention de l'obésité ?

La prévention de l'obésité chez l'adulte s'adresse :

  • aux personnes qui ont été touchées par l'obésité infantile ;
  • aux personnes ayant au moins un parent obèse ;
  • aux personnes ayant arrêté de fumer ou de faire du sport ;
  • aux personnes sous traitement médicamenteux à risque ;
  • aux personnes ayant récemment pris beaucoup de poids (plus de 5 % de son poids de forme) ;
  • aux personnes souffrant de boulimie ;
  • aux femmes vivant une grossesse ou une ménopause.

Si l’obésité peut avoir une origine génétique, dans la plupart des cas, elle est causée par un environnement obésogène favorisant un faible niveau d’activité physique, une sédentarité importante et une consommation excessive d’aliments à haute densité énergétique.

Bon à savoir : un examen préventif est effectué auprès d'un médecin généraliste, il est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale.

Prévention de l'obésité chez la femme enceinte

Pendant la grossesse, il ne faut pas manger deux fois plus, mais deux fois mieux !

Grossesse et surpoids ne font pas bon ménage. Aussi il est important de rappeler aux femmes enceintes que, pendant la grossesse, la prise de poids doit être contrôlée et limitée.

C'est l'IMC de la femme enceinte qui détermine sa prise de poids.

La femme enceinte a des besoins alimentaires spécifiques. Pendant la grossesse, l'organisme doit avoir un apport suffisant en :

  • protéines ;
  • calcium ;
  • fer ;
  • vitamines.

La prévention de l'obésité chez la femme enceinte se fera lors de ses visites prénatales.

Il est par ailleurs très important que la femme enceinte surveille son alimentation car cela a une grande influence sur l'enfant à naître. L'OMS conseille ainsi aux femmes enceintes de manger de façon saine et variée en évitant les aliments trop sucrés.

Prévention de l'obésité chez la personne âgée

Les personnes âgées sont elles aussi concernées par la prévention de l'obésité. En effet, avec l'âge :

  • les besoins nutritionnels changent ;
  • l'activité physique diminue.

La personne âgée doit :

  • diminuer sa consommation de :
    • sucre et de sel,
    • matières grasses,
    • boissons alcoolisées ;
  • augmenter sa consommation de :
    • protéines,
    • produits laitiers,
    • fruits et légumes,
    • fibres,
    • eau.

Prévention de l'obésité infantile

Pour réduire l'obésité infantile, il faut prendre de bonnes habitudes alimentaires et réduire l'inactivité.

Si l'obésité infantile est traitée avant l'adolescence, le risque d'obésité à l'âge adulte diminue de plus de 50 %. Pour limiter les risques on peut, dès la diversification alimentaire du bébé, lui proposer régulièrement des fruits et des légumes pour qu'il apprenne à les aimer (ce qui peut prendre du temps et nécessiter de présenter le même aliment à plusieurs reprises, parfois 8 à 10 fois, avant que l’enfant ne l’accepte).  

À noter : plus un enfant se voit proposer des aliments différents, plus il sera enclin à en tester de nouveaux.

La prévention de l'obésité infantile s'adresse aux enfants qui :

  • sont en surpoids, même légèrement ;
  • ont eu un rebond d'adiposité avant l'âge de 6 ans ;
  • ne pratiquent aucune activité physique, qui sont très sédentaires ;
  • ont de mauvaises habitudes alimentaires ;
  • ont des prédispositions, au moins un parent obèse.

Bon à savoir : les enfants en surpoids ou obèses présentent des risques accrus de carence martiale (anémie par manque de fer fréquente chez les enfants de 1 à 3 ans à l'IMC élevé), de troubles cognitifs et d'asthme dans l’enfance ainsi que d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires, de maladies respiratoires, de troubles mentaux et d’infertilité à l’âge adulte. En revanche, les complications somatiques graves sont très rares chez l'enfant obèse.

La prévention de l'obésité infantile est très étendue. Elle se fait :

  • chez le médecin traitant ;
  • chez le pédiatre ;
  • lors des visites médicales scolaires.

La prévention de l'obésité infantile passe par la surveillance de la courbe de croissance de l'enfant. Cette courbe est différente chez les filles et chez les garçons. Elle se trouve dans le carnet de santé de l'enfant.

La génétique ayant un rôle prédominant dans l'obésité infantile, le but n'est pas de rééduquer l'enfant, mais de le soulager rapidement. La prise en charge a donc pour objectif d'améliorer la qualité de vie immédiate sans se préoccuper de l'avenir. En effet, avant de songer à faire maigrir un enfant obèse, il faut déjà lui permettre de se sentir mieux dans sa peau. Il faut savoir attendre que sa motivation soit suffisante pour supporter les contraintes d'un régime.

Un dispositif expérimental visant à prévenir l’obésité chez le jeune enfant avait été mis en place par le décret n° 2017-706 du 2 mai 2017 dans les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Seine-Saint-Denis et de La Réunion. Ce dispositif a été généralisé et s'intitule « Mission : retrouve ton cap ». Il est destiné à améliorer la prise en charge des enfants en surpoids et à risque d’obésité âgés de 3 à 12 ans. Un médecin suit l’enfant et propose à sa famille des mesures d’accompagnement personnalisées et pluridisciplinaires. 

Le parcours de prévention réalisé par les centres et maisons de santé est composé d'un panier de soins, soumis à prescription médicale, qui comprend un bilan d'activité physique, ainsi qu'un bilan et des séances de suivi diététique et psychologique réalisés par des professionnels de santé ou des psychologues salariés ou prestataires des centres et maisons de santé.

Bon à savoir : la réalisation de ces bilans et actes donne lieu à un versement forfaitaire aux centres et maisons de santé par l'Assurance maladie (décret n° 2022-1394 du 31 octobre 2022).

En ce qui concerne la prévention éducationnelle de l'obésité de l'enfant, plusieurs études ont démontré son inefficacité. Même chose pour ce qui est de la prévention de l'obésité dans les familles défavorisées. Au contraire, la prévention précoce pourrait même conduire à des effets paradoxaux de prise de poids.

Sources : Sbruzzi et coll. Prev Med 2013 ; Delisle Nystrom et coll. Am J Clin Nutr 2017 ; Laia et coll. Int J Obes 2017 ; Adamo et coll. J pediatr 2017 ; Barkin et coll. 2018 et Taylor et coll. Am J Clin Nutr 2018.

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